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Jeudi 30 mars 2006 4 30 /03 /Mars /2006 10:00
Bonjour à tous,

qu'il ne fait pas bon vivre en France ces derniers temps !
Entre une partie du gouvernement qui se déchaine ouvertement pour faire de la
 casse sociale, et une autre partie qui en coulisse tente de faire passer des
projets de loi qui nous rappellent une époque nauséabonde, comment se sentir bien ?

Lisez donc cela et vous comprendrez mon humeur massacrante de ce matin :
http://www.pasde0deconduite.ras.eu.org/appel/


Signez la pétition contre ce projet de loi, dont je
vous livre un résumé édifiant :

Le gouvernement prépare actuellement un plan de
prévention de la délinquance qui prône notamment une
détection très précoce des « troubles comportementaux
» chez l’enfant, censés annoncer un parcours vers la
délinquance. Dans ce contexte la récente expertise de
l'INSERM, qui préconise le dépistage du « trouble des
conduites » chez l’enfant dès le plus jeune âge, prend
un relief tout particulier.

Les professionnels sont invités à repérer des facteurs
de risque prénataux et périnataux, génétiques,
environnementaux et liés au tempérament et à la
personnalité. Pour exemple sont évoqués à propos de
jeunes enfants « des traits de caractère tels que la
froideur affective, la tendance à la manipulation, le
cynisme » et la notion « d'héritabilité (génétique) du
trouble des conduites ». Le rapport insiste sur le
dépistage à 36 mois des signes suivants : «
indocilité, hétéroagressivité, faible contrôle
émotionnel, impulsivité, indice de moralité bas »,
etc. Faudra-t-il aller dénicher à la crèche les
voleurs de cubes ou les babilleurs mythomanes ?

Devant ces symptômes, les enfants dépistés seraient
soumis à une batterie de tests élaborés sur la base
des théories de neuropsychologie comportementaliste
qui permettent de repérer toute déviance à une norme
établie selon les critères de la littérature
scientifique anglo-saxonne. Avec une telle approche
déterministe et suivant un implacable principe de
linéarité, le moindre geste, les premières bêtises
d’enfant risquent d’être interprétés comme
l’expression d’une personnalité pathologique qu’il
conviendrait de neutraliser au plus vite par une série
de mesures associant rééducation et psychothérapie. A
partir de six ans, l’administration de médicaments,
psychostimulants et thymorégulateurs devrait permettre
de venir à bout des plus récalcitrants. L’application
de ces recommandations n’engendrera-t-elle pas un
formatage des comportements des enfants,
n’induira-t-elle pas une forme de toxicomanie
infantile, sans parler de l’encombrement des
structures de soin chargées de traiter toutes les
sociopathies ? L’expertise de l’INSERM, en
médicalisant à l’extrême des phénomènes d’ordre
éducatif, psychologique et social, entretient la
confusion entre malaise social et souffrance
psychique, voire maladie héréditaire.


Au secours !!!!!!
Par Ingrid - Publié dans : restons vigilants
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Commentaires

Et qui est le commenditaire de ce rapport INSERM : Sarko Nabot-léon evidemment !
Commentaire n°1 posté par Karine le 30/03/2006 à 10h15

Pardon, commAnditaire, bien sûr !

Commentaire n°2 posté par Karine le 30/03/2006 à 10h19

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